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LA DILIGENCE DE PLOERMEL

LA DILIGENCE DE PLOËRMEL  /  QUATRELLES (1826-1893) 

 

Edité à Muzillac par les ESC en 2013 

 



56 p., nombreuses illustrations d'E. Courboin dont 7 couleur hors texte

relié, vélin, tranchefiles, 23 x 29,5

(grand format) 

 

  Adultes, bibliophiles

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28,00 €

Dil.

QUATRIEME PAGE DE COUVERTURE

Quatre fariniers du village d’Elven, d’Elven en Bretagne, traversaient, toujours courant, la lande de Monteneuf...

Quelque part dans notre Morbihan, traversant Saint-Nolff, Elven, Saint-Guyomard, Sérent, Le Roc Saint-André, La Chapelle, Montertelot, une diligence reliait jadis Vannes à Ploërmel. Elle eut ses heures de gloire, ses pages d’histoire, ses voyageurs de marque : rappelons, par exemple, qu’attaquée le 9 septembre 1795 par trois cents chouans près de la forêt d’Elven, elle fut enlevée avec les fonds destinés à l’armée de la République et emmenée au bourg de Molac ; ou bien que Gustave Flaubert himself, un beau jour de juin 1847, en fut le prestigieux passager...

Soit. Mais c’est tout autre chose qui la ressuscite ici, une perle rare, un petit chef d’œuvre d’art et de fantaisie auquel nous convoquent aimablement,  par la magie d’un grand écart au-dessus du 20e siècle, Messieurs Quatrelles et Courboin : les amateurs d’un patrimoine plein de vie, un tantinet loufoque, « décalé » voire « incorrect », les amateurs de choses sinon belles du moins fort originales, qu’il s’agisse de mots ou d’images, ces amateurs en tout genre goûteront avec délice l’étrangeté savoureuse d’une telle réédition !

...La rotonde contenait quatre charbonniers grands et dodus, noirs comme de l’encre, quatre charbonniers du village de Malestroit, de Malestroit en Bretagne...

 

LE PETIT MOT DE L'EDITEUR

Comme Morbihannais, comme amateur aussi de livres rares, je me réjouis doublement de pouvoir proposer aujourd’hui aux lecteurs, 130 ans après sa parution chez Hachette (1883), La Diligence de Ploërmel, ceci sous la forme d’une reproduction pour ainsi dire à l’identique.

Tandis que par flots entiers l’Histoire, en tourbillonnant, a déroulé son cours, et que voilà bien longtemps qu’aucune diligence ne sillonne plus nos chemins ni nos routes, prétendre qu’en tout ce temps ce livre n’a pas pris une ride serait insensé, ou malhonnête... Cependant, on peut sans risque affirmer qu’en dépit de sa désuétude, ni la verve remarquable de son auteur, « Quatrelles », pseudonyme d’Ernest L’Epine (1826-1893), ni le talent rieur et exceptionnel de son illustrateur, le peintre et dessinateur Eugène Courboin (1851-1915), servi par Maximilien Rapine (1840-1905), graveur de son état, ne se sont véritablement périmés, vidés de leur substance ou de leur efficacité. Plus encore, il faut souligner que ce qui semble perdu pour nous en actualité, en modernité, que la — très relative — difficulté de lecture due à l’éloignement temporel, aux changements des tournures de langue et d’esprit, que tout cela non seulement n’entame en rien l’impertinente drôlerie de La Diligence de Ploërmel, mais se voit mieux que compensé, si besoin était, par l’invitation au charme à demi-exotique d’un temps qui quoiqu’amplement révolu parle toujours à nos cœurs.

L’on veillera à ne pas s’offusquer outre mesure des plaisanteries oiseuses relatives aux sourds-muets de Saint-Malo, aveugles de Quimperlé, ou autres culs-de-jatte de Concarneau, etc., non plus que de la présence d’inénarrables libations dans un ouvrage originellement destiné à la jeunesse, ce qui, il faut le reconnaître, n’est plus vrai aujourd’hui (conservée par respect et pour mémoire, la préface de l’auteur s’est bien entendu dévêtue de sa finalité première)... Toutes choses qui nous révèlent (réveillent ?) — ceci dit sans succomber, bien sûr, aux trompeuses facilités du passéisme —, révèlent un temps nullement aseptisé, un temps où — à tort ou à raison, j’en laisse juge le lecteur adulte et vacciné —l’on n’était pas tenu à mille précautions oratoires ou littéraires... Quoi qu’il en soit ce qui importe, avant tout comme en fin de compte, c’est que l’esprit soit bon et sympathique. Il l’est, n’en doutons pas, tout cela est en fait — « en fête » —incontestablement du meilleur goût et très bon enfant.

Pochade ou chef-d’œuvre peut-être, joyau insolite sûrement, ce livre oublié appartient plaisamment à notre patrimoine : désormais, tout comme la loi, nul n’est censé l’ignorer, Français, Bretons, Morbihannais, avec une obligation particulière pour ceux d’entre eux qui vivent, de Vannes à Ploërmel, sur la ligne de la Diligence...

Alors, cessons de tergiverser :  tout le monde en voiture ! 

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