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UN DROLE DE CORPS

UN DROLE DE CORPS   roman de Chouannerie, de Nantes à la presqu'île guérandaise  / Paul FEVAL (1816-1887) 

 

 

 

Edité à Muzillac par les ESC en 2012

130 p., relié, vélin, tranchefiles, 15 x 22cm

 



  Grands adolescents et adultes

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24,00 €

Fev.

Un livre apparement simple, une langue sous le signe élégant de la ligne claire... un livre remarquable et profond qui nous fait nous interroger sur les racines et les motivations de l'engagement en période de guerre civile...

 

QUATRIEME DE COUVERTURE

Qui, de Paul Féval (Rennes, 1816 – Paris, 1887), le grand romancier feuilletoniste breton du 19e siècle, ne connaît Le Bossu (1857) – ne serait-ce que grâce au cinéma –, et n’a en mémoire la botte de Nevers comme les mots impérissables du chevalier de Lagardère :

        "SI TU NE VIENS PAS A LAGARDERE, LAGARDERE IRA A TOI !" ?

 Peut-être se rappelle-t-on aussi que, par conviction comme par attachement à sa Bretagne natale, le prolixe écrivain s’est intéressé à la Chouannerie : Le Loup blanc (1843) demeure à cet égard l’un de ses succès les plus notoires, quand le recueil Chouans et Bleus (1879) l’est sans doute un peu moins... Beaucoup plus cependant qu’Un drôle de corps (1849), devenu introuvable et qui pourtant a le mérite de nous initier, à l’aide d’une intrigue romantique, aux ressorts de l’engagement pour ou contre la Révolution, ceci depuis Nantes, et le sinistre Carrier, jusqu’à la presqu’île de Guérande – d’où le sous-titre ajouté par nos soins – à laquelle des liens familiaux rattachaient Féval puisque des parents de sa mère, les Foucher de Careil, y possédaient le beau château de Careil où d’ailleurs il séjourna en 1850. Clin d’oeil sans doute, dans Un drôle de corps il nous donne à voir, depuis la mer et fugitivement, ce château : « Ils ont vu de loin Guérande, Le Croisic et ses salines ; ils ont  vu le  squelette décrépit déjà de ce vieux château de Carheil... ».
 Les présentations étant faites, il ne reste plus au lecteur qu’à se plonger dans ces aventures de guerre civile, où il découvrira peu à peu ce qui déchire la très noble famille de Bresnay-Kernel...

 

EXTRAIT D'ARTICLE

« Paul FEVAL est sans doute un des rares auteurs à intégrer les guerres de l'Ouest dans un cycle historique cohérent. Plusieurs de ses œuvres se déroulent en Bretagne et traitent d'une révolte à caractère populaire. Pour lui, la résistance bretonne à la République jacobine se confond avec la lutte séculaire de cette province contre les efforts centralisateurs de la monarchie. Il est fait souvent allusion à la politique des Etats servie par l'attitude inhérente des populations attachées à leur terre et à leurs coutumes : il la résume comme un « fond commun de négation pure et simple soutenu par une puissante force d'inertie ». De cette conception étrange qu'a FEVAL du roman historique, genre hybride qui combine l'anecdote vraie à la fiction pure, émergent des allusions convergentes à la résistance au Contrat d'Union du temps de la Duchesse Anne, aux Frères Bretons du XVIe siècle, à la conspiration de CELLAMARE de 1718 et aux chouans de CADOUDAL. Le tout noyé dans un passé lointain et légendaire qui surgit à tout moment. Le roman frénétique anglais du XVIIIe siècle si à la mode en France au début du XIXe siècle, hante FEVAL qui se passionne pour tout ce qui se dissimule, se tapit, se dérobe, d'où son intérêt pour la guerre de l'ombre d'une Bretagne éternelle rebelle et ses beaux portraits des pré-chouans, les Loups et des vrais, ceux des récits de son enfance. »

Bernard PESCHOT,  L'image du Vendéen et du Chouan dans la littérature populaire du XIXe siècle, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, t. 89, n° 2, 1982, p. 260-261.







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